Séisme de magnitude 3,5 dans la vallée du Barétous

Ce samedi 20 décembre 2025, un tremblement de terre de magnitude 3,5 a frappé la vallée du Barétous, au sud d’Arette dans les Pyrénées-Atlantiques. Selon le Réseau national de surveillance sismique (Renass), l’épicentre se situe près de la route menant à la station de La Pierre Saint-Martin, réveillant les consciences dans cette vallée pyrénéenne nichée au cœur du Béarn.

Chronologie des événements

L’événement principal s’est produit à 12h28 précises. Cette secousse, d’intensité modérée, a été suivie vingt minutes plus tard, à 12h49, d’une réplique de magnitude 1,5 entre Arette et Lanne-en-Barétous. Bien que faible, ce second phénomène confirme une activité sismique localisée, typique des zones de failles actives dans les Pyrénées. À ce stade, aucun dommage majeur ni blessé n’a été signalé, mais l’onde de choc a été perçue sur un large périmètre.

Témoignages et ressenti local

Les réseaux sociaux bruissent de réactions immédiates. Des internautes d’Arudy, Agnos, Moumour, Barcus ou Lées-Athas décrivent un sol qui vibre soudainement, des objets qui tintent et une sensation de vertige passager. « On a cru à un camion qui passait, mais non, la terre a bougé », témoigne un habitant d’Arudy. Ces retours, essentiels pour affiner les analyses du Renass, illustrent comment une magnitude 3,5 – seuil de perceptibilité – mobilise une communauté entière, même en pleine journée d’hiver.

Contexte géologique du Béarn

Les Pyrénées béarnaises, formées par la collision entre plaques tectoniques européenne et ibérique il y a des millions d’années, abritent des failles actives comme celle du Barétous. Cette vallée, encadrée par des sommets escarpés, connaît une sismicité modérée mais régulière : des secousses de magnitude 2 à 4 surviennent périodiquement, sans jamais atteindre les niveaux destructeurs des grands tremblements. Le Renass, basé à Strasbourg, excelle dans la détection précoce grâce à un réseau de sismomètres dense. Ce séisme s’inscrit dans une série d’événements mineurs, rappelant celui de 2023 près d’Oloron-Sainte-Marie.

Implications pour la population et les infrastructures

Dans un Béarn déjà perturbé par les blocages agricoles sur l’A64 – sept jours de fermeture du péage de Pau avec pneus et carcasses de voitures –, cette secousse ajoute à l’inquiétude ambiante. Les autorités locales, gendarmes et pompiers, ont vérifié les bâtiments publics et les stations de ski comme La Pierre Saint-Martin, prisée pour ses pistes enneigées.

Surveillance et prévention en Pyrénées-Atlantiques

Le Renass publie en temps réel les données sur son site, permettant un suivi précis : coordonnées GPS de l’épicentre (environ 43.0°N, 0.7°W), profondeur superficielle et cartes d’intensité ressentie. Le Plan Séisme national, piloté par le ministère de la Transition écologique, finance des exercices comme Vigilis pour sensibiliser les habitants. Dans le 64, où 10% des séismes français se produisent, des microcentrales sismiques locales renforcent la résilience. Ce événement incite à rafraîchir les kits d’urgence : eau, radio, lampe torche.

Vers une culture de la vigilance

Au-delà des chiffres, ce séisme du Barétous humanise la géologie : il unit valléens et Béarnais dans une vigilance partagée. Alors que l’hiver pyrénéen s’installe, avec ses avalanches potentielles, il rappelle la force tranquille des montagnes. Les autorités appellent au calme, promettant des mises à jour. Pour les amateurs de ski ou de randonnée, La Pierre Saint-Martin reste accessible, mais prudence sur les routes enneigées. Ce 20 décembre marque un rappel discret : la terre béarnaise vit, palpite, et mérite respect.

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