Crise agricole: Un point sur les blocages

Les blocages sur l’A64 liés à la crise agricole commencent à se desserrer, mais l’axe reste encore fortement perturbé entre Béarn et Pays basque. L’autoroute demeure fermée dans les deux sens entre Soumoulou et Briscous, et la préfecture des Pyrénées-Atlantiques dénonce des « déversements » qui ont transformé certains péages en « déchèteries ».

A64 : une amélioration partielle

Selon le dernier point de situation, la circulation a repris sur une partie de l’A64, avec la réouverture dans les deux sens entre Soumoulou et Tarbes Ouest (Ibos), ainsi que les entrées et sorties de l’échangeur de Capvern (n°15). Il est de nouveau possible de circuler entre Soumoulou et Carbonne, et entre Montréjeau et Soumoulou, même si tous les échangeurs ne sont pas opérationnels. La RN21 est également redevenue praticable dans les deux sens de circulation.

A64 et A65 toujours coupées sur certains tronçons

Malgré ces améliorations, l’A64 reste fermée entre Soumoulou et Briscous dans les deux sens, où les blocages agricoles se maintiennent. Sur l’A65, la circulation demeure impossible à partir de la sortie de Garlin dans le sens nord–sud, ce qui complique encore l’accès vers Pau et le sud de l’Aquitaine. Sur la RD935, les ronds-points de Vic-en-Bigorre, Maubourguet et Castelnau-Rivière-Basse sont fermés dans le sens nord–sud, avec des déviations mises en place par le Département et les communes.

Un mouvement qui s’essouffle à Pau

À Pau, le point de blocage maintenu par la Coordination rurale subsiste mais apparaît désormais en net recul. La préfecture évoque un site « quasiment déserté », avec moins d’une dizaine de personnes la nuit et moins d’une dizaine de véhicules sur place. Du côté du Pays basque, le blocage d’Urt tenait encore avec environ 45 tracteurs, tandis qu’une trentaine de véhicules agricoles, sans bennes chargées, ont encore provoqué des perturbations lundi matin entre Urrugne et Saint-Jean-de-Luz, générant d’importants ralentissements au niveau de Briscous.

Déversements et tensions avec la préfecture

Les autorités dénoncent la radicalisation d’une partie du mouvement à travers les « nombreux déversements » constatés ces derniers jours sur les péages et ronds-points. Dans un communiqué, la préfecture évoque des carcasses de véhicules, gravats, déchets de peinture et autres détritus ayant transformé les péages en « véritables déchèteries ». De nouveaux déversements auraient encore eu lieu ce week-end à Pau, au rond-point devant la chambre d’agriculture, alimentant la tension entre services de l’État et manifestants.

Vers un retour progressif à la normale

Malgré ces incidents, la tendance reste à une amélioration progressive de la circulation dans les jours à venir, au gré des levées de barrages et des négociations en cours. Les services de l’État appellent à la « libération prochaine des points de blocage » afin de permettre le retour à une circulation normale à l’approche des fêtes, tout en rappelant le caractère particulièrement perturbant de ces actions pour les usagers comme pour les infrastructures.

Please follow and like us:

Laisser un commentaire