En ce début des congés de fin d’année, l’autoroute A64 reste fermée sur une large portion de son tracé béarnais. Des opérations massives de nettoyage et de réparation s’imposent avant toute réouverture à la circulation.
Le barrage de la Coordination rurale à Pau
Depuis sept jours, les agriculteurs de la Coordination rurale occupent l’entrée du péage de Pau, transformant un simple filtrage en un impressionnant amas de pneus, bottes de paille, déchets verts et carcasses de voitures. Ce mouvement de force, qui pèse sur les usagers et les finances de Vinci Autoroutes, concessionnaire de l’infrastructure, n’ébranle pas le géant du BTP – 72 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2024, dont 6,48 milliards sur les autoroutes. Vinci déploie néanmoins huissiers et équipes pour sécuriser les lieux, informant les conducteurs en temps réel via ses applications.
Sécurité et dégradations en question
Vinci Autoroutes priorise la protection des automobilistes et des manifestants, alertant sur les risques liés à la présence de piétons sur les voies. Les feux allumés ont endommagé la chaussée, tandis que des dépôts sauvages – pneus accumulés, véhicules abandonnés via un cadenas forcé sur un parking de secours – compliquent le chantier. À Orthez, un autre péage reste encombré, illustrant l’ampleur régionale des blocages sud-ouest : quatre axes majeurs étaient encore paralysés vendredi matin. Dans cet article de la République des Pyrénées, on peut constater les dégâts occasionnés par ces manifestations.
Nettoyage : un chantier titanesque
Réouvrir le péage de Pau centre exigerait un effort colossal pour évacuer ces obstacles, vérifier les réparations et restaurer la fluidité. Vinci évoque un déblaiement prioritaire des déchets et la remise en état des dégradations, sans chiffrer les coûts ni préciser les responsabilités – agriculteurs ou tiers ? Les usagers, anxieux avant les départs massifs en vacances de Noël, scrutent les évolutions du trafic.
Impacts économiques et perspectives
Ce blocage, survenu juste avant les congés scolaires, perturbe automobilistes et logistique régionale, forçant itinéraires alternatifs et tensions sur routes secondaires. Bien que Vinci minimise l’impact financier global, il justifie une mobilisation accrue aux côtés des forces de l’ordre. Les agriculteurs, eux, maintiennent la pression pour leurs revendications, marquant les esprits dans un Béarn déjà habitué aux manifestations fortes.
La situation reste fluide : un rétablissement rapide dépendra de la coopération et des conditions sécuritaires. Les conducteurs sont invités à consulter les infos trafic en direct pour anticiper.