Pau: Agression violente d’un surveillant à la maison d’arrêt, la CGT dénonce la surpopulation

Un surveillant de la maison d’arrêt de Pau a été grièvement blessé dimanche 21 décembre au quartier des femmes, où une détenue connue pour violences l’a roué de coups de poing au visage après avoir refusé de regagner sa cellule. Le syndicat CGT Pénitentiaire alerte sur une surpopulation record avec 45 détenues pour 38 places, aggravant l’insécurité du personnel.

Déroulement de l’agression

La détenue, refusant de réintégrer sa cellule, s’en est prise à un agent en lui assénant plus de cinq coups de poing au visage, avant de proférer menaces et insultes jusqu’à son isolement au quartier disciplinaire. Le parquet de Pau a confirmé les faits ce lundi. Le surveillant souffre d’une fracture de l’os orbital et de multiples ecchymoses, avec une ITT provisoire de 21 jours en attente d’expertise médico-judiciaire.

Surpopulation critique au quartier femmes

La CGT pointe du doigt une surpopulation extrême : cellules surchargées jusqu’à six détenues, incluant profils psychiatriques et une femme enceinte, dans un espace prévu pour 38 places. Ces conditions, qualifiées de « danger permanent » pour le personnel, s’inscrivent dans une crise chronique à la maison d’arrêt de Pau, avec des antécédents de matelas au sol et d’alertes répétées.

Réactions et revendications syndicales

Le syndicat salue le professionnalisme des collègues et la réactivité de la hiérarchie, tout en apportant son soutien total à la victime. Il dénonce un « mépris insoutenable » des autorités malgré les cris d’alarme, exigeant des sanctions fermes contre l’agresseure, son transfert immédiat et des mesures urgentes contre la surpopulation carcérale. Des actions plus radicales ne sont pas exclues si la situation perdure.

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